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    26 mars 2014

     

    Cédrick,

     

    J’ose à peine écrire ton nom. Je sais que je n’en ai pas le droit. Pas après ce que j’ai fait… Ce que je t’ai fait…

     

    Depuis une semaine, je ne suis plus qu’un corps sans âme qui erre dans les couloirs. J’offre au regard des autres un visage de marbre alors qu’à l’intérieur de moi la tempête fait rage. Le dégoût, la colère, la honte et la peur se déchaînent ;  je n’arrive pas à nager jusqu’au rivage pour y échapper. Les rouleaux des vagues emportent à chaque fois les miettes d’estime qu’il me reste. Depuis ta… ta mort le moindre instant de paix m’est refusé… Juste paiement de mes actes.

     

    Je suis un monstre. Un assassin.

     

    Et je vais devoir vivre avec ça jusqu’à la fin de ma vie.

     

    C’est comme si j’avais moi-même pointé un flingue sur ta tempe et que j’avais appuyé sur la détente. Je me pensais bien plus fort que ça. Assez fort pour résister à la pression engendrée par l’effet de groupe. Mais je ne suis qu’un mouton. Et de la pire espèce qui plus est ! Trop lâche et trop honteux pour reconnaître ce que je suis et qui j’aime. J’ai préféré rester dans le troupeau par peur. Cet insidieux sentiment qui te ronge les tripes lorsque tu es un mouton noir, une créature qui ne devrait pas avoir le droit de vivre parce qu’elle fait tache dans ce putain de moule social dans lequel on se laisse couler pour ne pas avoir à lutter contre toutes formes de discriminations.

     

    La peur et la colère. Oui Cédrick, j’étais en colère contre toi ! C’est ta présence qui m’a plongé dans la tourmente. Il a fallu que je choisisse mon camp alors que je n’étais pas prêt. En 2 secondes j’ai transformé ta vie (et la mienne) en enfer pour épargner ma pauvre petite personne égoïste et sans cœur ! Sans penser aux conséquences ni à la violence de ma réaction. Et je t’ai renié de la pire manière qui soit. Au lieu de me dresser contre mes co-équipiers, j’ai préféré piétiner nos sentiments naissants. Plutôt que de m’afficher avec toi, d’officialiser notre couple.

     

    Et maintenant je ne suis plus que remords et regrets.

     

     

    Remords d’avoir été aussi lâche et passer ma colère sur toi. De t’avoir tabassé avant de t’abandonner. Parce qu’il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ma conduite.

     

     

    Regrets… Est-ce le pire les regrets ? Je t’ai craché des phrases à la figure alors que les seuls véritablement mots que j’aurais dû te dire, parce que tu les méritais, c’était « Je t’aime », un chapelet de « je t’aime ». Parce que Cédrick, je ne te l’ai jamais dit, je n’en ai pas eu le temps ni le courage, mais ces 3 mots-là je les pense sincèrement, même lorsque mes poings te frappaient, ils tourbillonnaient dans ma tête. Les sentiments ne s’effacent pas aussi facilement qu’une ardoise d’écolier. Pourtant ils n’ont pas été assez forts pour lutter contre ma couardise.

    Cédrick… Oh Cédrick comme je regrette, je regrette tellement ces quelques minutes où tout a basculé dans ma tête. La honte me submerge à chaque seconde qui passe. Je suis parfois tenté… tenté d’abréger ce supplice. Mais qui suis-je pour penser cela après ce que tu as subi ? Ce serait beaucoup trop facile d’échapper aux poids de mes actes. Je te dois plus que ça, horriblement plus…. Vivre ma vie n’est pas cher payé… en comparaison de tes souffrances.

     

    S’il est un moment où je veux être honnête envers toi, c’est bien maintenant… Je veux que tu saches ce que mon cœur ressentait pour toi (et ressent encore), malgré mon comportement innommable qui t’a prouvé le contraire de manière si cruelle.

     

    Toi et moi, on venait de commencer quelque chose de merveilleux. Tout était si beau avec toi, tu mettais de la couleur dans cet internat grisâtre. Et pourtant, Dieu que tu as lutté contre ta timidité. Elle t’empêchait souvent de t’exprimer, mais tes yeux Cédrick, tes yeux parlaient pour toi. Et je m’y suis noyé, dans ces deux prunelles ambrées à chaque fois que tu osais me regarder. Chacun de nos rendez-vous nous a rapprochés encore et encore. Notre amitié a laissé place à des sentiments bien plus puissants.

     

    Je crois bien qu’après notre 1er baiser, celui que tu es venu si courageusement réclamer, c’est à cet instant-là que je suis réellement tombé amoureux…

     

    Tomber, quel drôle de verbe ! Mais pourtant c’est l’effet que cela m’a fait. Je suis tombé sous le charme de ta voix, de tes yeux marron si tristes. Ma main n’attendait qu’une chose, celle de pouvoir  passer et repasser ses doigts dans tes cheveux pour sentir tes boucles chatouiller ma paume. J’adorai les sensations qui traversaient mon corps lorsque tu rougissais devant l’audace d’un de mes gestes ou d’une de mes paroles.

     

     

    Et malgré tout ce que la vie t’a fait enduré, de nous deux, c’est toi qui est, non… qui étais, le plus fort. Conjuguer ces verbes, penser à toi au passé est une torture… Si seulement… Argh le pouvoir que peut contenir un aussi petit mot que « si ». Mais rien ne pourra te faire revenir, ni les si, ni mes regrets, ni mes excuses, rien… Il ne reste que ton absence alors que tu avais réussi ce qu’aucun autre n’avait pu faire jusqu’ici.

     

    Tu as franchi une à une les barrières que j’ais érigées autour de moi, jusqu’à ce que je ne puisse plus t’ignorer. Nous ignorer. On aurait pu vivre quelque chose de magique tous les deux…

     

    Et maintenant  c’est trop tard.

     

    J’ai merdé Cédrick ! J’ai merdé à un point…

     

    Si tu savais combien je me sens mal, pire qu’une grosse merde ! Mais non, jamais tu ne le sauras car le seul souvenir que tu as emporté de moi, c’est ma haine de toi et de nous.  Ma trahison a détruit le bon et le beau qui faisait de toi cette personne si merveilleuse.

     

     

    Tellement exceptionnelle que j’ai eu peur ! Tu voulais montrer au monde ton bonheur. Tu disais que tu t’étais assez caché dans ce putain de placard et que tu y étouffais trop pour y rester maintenant que j’étais à tes côté. Les autres te pourrissaient déjà la vie. Au moins, cette fois ils auraient eu une raison pour le faire et on les aurait affrontés ensemble. Ensemble.

     

    Mais regarde Cédrick, tu ne pouvais t’empêcher de voir le monde meilleur qu’il ne l’ait en réalité. Quelques personnes malintentionnées ont suffi à détruire cette confiance et cette assurance naissante.  Tu avais des étoiles dans les yeux et je les ai vu s’éteindre une à une à chaque coup que je te portais. Aujourd’hui lorsque je regarde mes mains, j’ai envie de vomir. Je les ai lavé une centaine de fois à l’eau bouillante pourtant, mais rien n’y fait. Elles restent couvertes de sang. Ton sang.

     

    Je suis le seul fautif ! C’est…. C’est moi qui aurais dû partir ! Pas toi ! Tu avais encore tant de choses à découvrir et à vivre. J’ai privé ta famille à jamais du bonheur t’entendre ton rire résonner à leurs côtés.  Je sais que tu voulais me présenter à ta mère, même si cela ne faisait que quelques semaines que notre relation avait franchi un cap. C’est la seule autre personne dont le regard importait à tes yeux.

     

    La veille de ce… jour horrible, tu m’as dit que le soutien de ta mère, que tu savais infaillible à ton égard (l’instinct maternel sans doute ?) et ma présence te donnait envie d’assumer pleinement ce que tu étais… Ce que nous étions… Je ne t’ai rien répondu et tu ne m’en as pas voulu. Tu m’as regardé si intensément que je n’ai pu détourner les yeux, hypnotisé par ce que j’y lisais. Ils me renvoyaient les flammes de l’être passionné qui sommeillait en toi. La force de tes sentiments y brillaient si forts que j’ai eu l’impression d’avoir deux pierres précieuses devant moi ! J’ai ouvert la bouche pour  dire… quoi ? Je n’en sais rien ! Mais toi. Toi, tu me connaissais déjà quasiment par cœur. Tu as pris ma tête entre tes mains et tu as murmuré si tendrement tout contre mon oreille « je sais Jona, c’est pas grave».

     

     

    Tout était dit. Quelques mots et mon cœur a fait un double salto arrière qui m’a coupé le souffle. Je t’ai embrassé passionnément pour ne pas pleurer et surtout ne pas admettre que je n’en étais pas aussi sûr que toi ! Pas certain de vouloir affronter les autres même par amour.

     

    Et je suis toujours enfermé dans ma propre prison !

     

    Tu te disais faible, sans caractère mais ce n’est pas parce que tu n’étais pas une de ces grandes gueules que tu n’étais personne. Tu… avais bien plus de courage et de cran que moi. Ton…  ton geste  peut être considéré comme une fuite, un refus d’affronter la dure réalité, une solution de facilité, l’acte d’un désespéré. Mais moi j’y vois la preuve de ta force de caractère, à la hauteur du mal que je t’ai fait. C’est le seul moyen que tu as trouvé pour échapper à toute cette horreur sans impliquer davantage ceux que tu aimais. Même s’il est impossible pour eux d’oublier la douleur de ta disparition.

     

     

    Je t’ai livré à la vindicte de ces connards de petits homophobes qui se sentent puissants parce que plus nombreux, plus costauds et surtout mille fois plus cons !

     

    Cédrick, le bruit de tes pleurs me réveille toutes les nuits. Le spectacle de ton corps reposant sans vie contre cet arbre, notre arbre, me hante nuit et jour. On ne l’a pas dit à ta mère mais… c’est moi qui ai découvert ton corps. Je te cherchais. Un besoin urgent de te parler (inconsciemment savais-je  que tu allais faire quelque chose de terrible ?) même si je suis incapable de me souvenir des mots que je voulais te dire. Même des excuses n’auraient jamais été assez fortes pour effacer ma conduite envers toi.

     

    Je suis allé directement vers notre petit jardin secret. Mon cœur, battant à tout rompre, menaçait de sortir de ma poitrine. Je me suis effondré à l’instant où j’ai aperçu tes pieds. Je savais ! Sans aller plus loin, j’ai compris ce qui m’attendait ! Que tu l’avais fait et que j’avais merdé encore plus fort que la veille en ne venant pas te chercher plus tôt.

     

     

    Et cette fois, c’est moi qui ai pleuré comme un fou en hurlant ton prénom. Une part de moi est morte avec toi ce jour-là. J’espère que tu la laisseras veiller sur toi là où tu te trouves et qu’elle te soutiendra bien mieux que moi je n’ai réussi à le faire ici…

     

    J’ai rampé jusqu’à toi, éloignant  la lame que tu avais utilisée pour échapper à ce cauchemar, essayant d’appuyer sur tes poignets pour stopper l’hémorragie qui t’avait emmené loin de moi. Tu étais si beau, si calme, si blanc… si immobile.

     

     

    J’ai craqué Cédrick ! Te voir comme ça, un corps sans vie, par ma faute !! Ce n’était pas possible !! Tu n’avais pas pu me faire ça !! Me faire me sentir si mal que je voulais que la terre m’engloutisse pour disparaître à mon tour. Que cette lame de honte me terrasse instantanément pour ne pas affronter les conséquences de ton acte et ton absence soudaine…

     

     

    Je t’ai agrippé par les épaules et je t’ai secoué rageusement en te hurlant dessus ma haine pour tout ce que tu me faisais ressentir et vivre en cet instant de douleur terrible. Je souffrais tellement de savoir que tu avais vécu ça seul, me maudissant pour être à l’origine de tous tes malheurs.

     

    Et pourtant il y a une chose que je ne regrette pas en t’ayant trouvé le premier. L’as-tu ressenti ? Après ma crise de colère, je… je t’ai pris dans mes bras et t’es serré si longtemps contre moi que j’en ai eu des fourmis dans tous les membres. Tu étais déjà si froid. Voulais-je te réchauffer pour te faire revenir ? Te dire au-revoir seul à seul ? Te serrer une dernière fois contre moi pour goûter le bonheur de tenir ton corps contre le mien, comme jamais je n’aurais plus l’occasion de le faire ? Sûrement un peu tout cela en même temps.

     

     

    Après tout ce que je t’avais fait subir, jusque dans la mort j’ai continué !! Égoïstement, je t’ai gardé pour moi encore quelques minutes. J’ai remis ta mèche rebelle derrière ton oreille, essuyé la trace de sang sur ta joue si pâle, contemplé ton visage enfin paisible. Mon pouce a effleuré les bleus qui ornaient encore ton visage, vestiges criants et poignants de ma trahison.

     

    Et… je…  je t’ai même embrassé Cédrick … Cédrick… Cédrick, putain ces lèvres froides et sans vie, ce n’était déjà plus toi. Ce n’était plus qu’une coquille vide, l’ombre de toi ! Tu es parti sans un regard en arrière pour les merdeux qui t’avaient fait souffrir à en mourir.

     

     

    À l’abri des regards, tu as été le seul témoin de mes pleurs et de mes larmes. Moi aussi Cédrick, j’ai pleuré comme un môme ! Mes larmes ne te ramèneront pas, je le sais mais…. Tu vois tu n’es pas seul ! Malgré ma conduite impardonnable, je t’aimais et je t’aime encore. Sauf qu’il est bien trop tard pour le reconnaître.

     

    Depuis ton décès, je n’ai pas ouvert la bouche. Je refuse d’aller voir la psy…. Pour qu’elle me sorte tout un tas d’excuses et autres conneries pour que je me sente moins coupable. Pour m’entendre expliquer que c’est la société qui nous pousse à ces actes extrêmes.

     

    MAIS JE SUIS COUPABLE. C’est la seule chose qui me reste de toi ! Et je ne veux pas qu’on me l’enlève.

     

     

    Coupable, je le suis tout autant sinon plus que ceux qui ont diffusés ces vidéos et ces photos. Il y a toujours un connard qui veut en regarder une avec moi ou bien qui me tape dans le dos comme pour me « féliciter » de t’avoir donné la correction que tu méritais, pour avoir tapé du Pédé. S’ils savaient…

     

    J’ai envie de vomir. JE me fais vomir. Pédé, tapette, lavette, tantouze, salaud d’enculé …. Je les ai toutes entendu ces insultes. Elles sont marquées au fer rouge sur mon âme.

     

    Et pourtant, à aucun moment je n’ai réagi, ni en bien ni en mal. Je les ai laissé croire que je cautionnais leurs croyances d’hommes des cavernes. Mon geste a parlé pour moi.

     

    Entre la vision de ton… cadavre (la laideur d’un tel mot augmente le poids de mes fautes) et les flash de ton agression, c’est un film qui passe en boucle dans ma tête. Que j’ai les yeux ouverts ou fermés ne change rien. Je sens encore la douleur éclater dans mon poing, je t’entends m’implorer, encore et encore.

     

     

    Mais bordel, pourquoi tu es venu ! Pourquoi tu n’as pas compris ce que j’essayais de te dire avec mon regard ! Pourquoi tu m’as laissé faire sans te défendre une seule fois ! Et pourquoi tu es resté toi alors que je te frappais ! Vivre caché aurait été mieux que rien. Mais non, tu ne voulais pas vivre à moitié ! Mais, fais chier Cédrick ! Pourquoi tu as levé vers moi tes si beaux yeux, noyés par l’incompréhension, la douleur des coups et de ma trahison. Et plus tu pleurais, plus je frappais. Je voulais que tu te taises et que tu t’en ailles. Je ne voulais plus contempler tes yeux... miroirs de ce que je n’avais pas le courage d’assumer.

     

     

    Pourquoi, Cédrick ! Merde c’est aussi de ta faute tout ça !!

    Pourquoi… Pourquoi…

    Pourquoi je suis un tel connard. Je le sais bien que non ce n’est pas de ta faute. La seule chose que je peux te reprocher c’est d’avoir été au bout de… ton geste. Je t’ai poussé à cet acte ultime… Je n’arrive toujours pas à le dire… Je le fais maintenant parce qu’il est temps que je prenne un peu du courage que tu as eu.

     

    Depuis ton suicide, je me maudis tous les jours, toutes les minutes, toutes les secondes. En vain.

     

    La majorité des autres élèves est mal à l’aise vis-à-vis de moi et de ta mort, tous fautifs pour ne pas avoir empêché la diffusion et la propagation des vidéos qui ont contribué à ta chute.                                        La ligue anti-gay du Lycée ne se compose que de quelques membres « actifs » mais le pouvoir que je leur ai attribué a creusé ta tombe et ma déchéance. J’ai laissé la laideur de leur monde transformer notre petit coin de paradis en enfer. Ton humiliation est MA faute, parce que j’ai été incapable d’assumer ce que je suis réellement.

     

     

    Ce que nous étions tous les deux.

     

    Et jusqu’à hier, je suis resté caché, vautré dans mon silence, une sorte de déni de ce que j’avais fait. Jusqu’à hier. Jusqu’à ce qu’un imbécile encore plus crétin que les autres veuille prendre un selfie avec moi ! Pour montrer au monde qu’il connaissait un mec qui avait eu les couilles de casser du pédé…

     

     

    Ça a été l’insulte de trop ou bien ma conscience s’est enfin réveillée… Je ne sais pas… Je lui ai pris son putain de téléphone et je l’ai envoyé se fracasser contre le mur du couloir en hurlant que ton prénom était C.E.D.R.I.C.K. Il m’a copieusement insulter à son tour mais je n’en avais plus rien à foutre…. D’ailleurs, c’est ce que je lui ai balancé en partant alors que j’écrasais également les restes de son téléphone.

     

    Je devais être exclu du lycée pour m’être bagarré violemment contre toi. Rien n’a jamais été exprimé clairement. Le caractère homophobe de toute cette histoire a été étouffé par la Direction. Tu te rends compte : on n’est que de la merde pour eux ! Il n’y a que l’Infirmière et Mme J, notre prof de français, qui ont clamées leur écœurement devant un tel comportement !

     

     

    Mais ta mère, Cédrick, tu aurais dû voir ta mère ! Elle est si fière de toi et du jeune homme que tu… étais. Elle a refusé de porter plainte contre moi, les joueurs et les preneurs de vidéos. Elle a simplement menacé le directeur de poursuites judiciaires pour non-assistance à personne en danger s’il refusait  d’accéder à sa demande. Il a accepté, tu connais le caractère têtu que peut avoir ta mère lorsqu’il s’agit de toi ou de ton frère.

     

    Ce qu’elle a fait est sûrement la meilleure chose qu’elle pouvait faire, pour te rendre justice et pour que les autres comprennent la portée et les conséquences de leurs actes, moi y-compris.

     

    Demain toute notre section ainsi que tous ceux qui le désireront, assisteront à ton enterrement ! Cette lettre, je veux la déposer sur ton cercueil. Je veux que tu saches que… que tu resteras à jamais dans mon cœur. Je ne peux pas te demander de me pardonner parce que c’est impossible. Je porterai mon fardeau pour ne jamais oublier que l’homme est faible ; que ce n’est pas une raison pour laisser les autres diriger notre vie à notre place.

     

    Cédrick, j’espère que cette lettre te parviendra et qu’elle te prouvera que tu as changé la vie d’un homme. La date de ta mort sera ma seconde naissance. Celle à partir de laquelle je veux vivre ma vie comme tu aurais voulu que nous la vivions. Ensemble, au grand jour !

     

     

    Cédrick, je te jure qu’à partir d’aujourd’hui, je ferais tout pour être honnête envers moi-même et les autres. Il aura fallu ton suicide pour me faire comprendre à quel point la vie est fragile et courte. Je… Je sais que je n’ai pas le droit d’espérer ça mais… je veux croire que peut-être un jour tu seras fier de moi….

     

    Je veux te souffler une dernière fois que tu me manques Cédrick, mon cœur a compris ce que tu voulais lui faire réaliser.

     

    Je t’aime, je ne t’oublierai jamais.

     

     

    Adieu Cédrick...

     

     

    Jonathan

     

                                                                    


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  • Internat de Saint-….., le 22 mars 2014

     

    Ma Petite Maman,

     

    Tu le sais que je t’aime, hein ?

     

    Je te le dis à chaque fois que je rentre de l’internat. Et à chaque fois, tu me prends dans tes bras et tu me glisses à l’oreille « Moi aussi je t’aime mon Bébé ».  Je ne te l’ai jamais avoué mais j’aime ce câlin qui ne concerne que nous 2, cette bulle d’amour et de tendre réconfort dans laquelle je plonge avec bonheur, une à deux fois par mois.

     

    Ma bouée de sauvetage…

     

     

    J’arrive sur la quai de la gare et ton sourire illumine mon cœur de petit garçon (encore un peu amoureux de sa petite maman <3 ). Et puis lorsque je repars, ce sont tes larmes qui  glissent dans mon cou, triste que tu es de me voir de nouveau m’exiler loin de toi. Mais c’est pour la bonne cause… que je te souris en retour. Mon visage ne laisse rien paraître de la détresse qui m’envahit alors que je monte dans le wagon. Deux petites marches qui m’emmènent vers mon enfer personnel. Je pense bien réussir à te cacher l’état de mon cœur déchiré, qui ne demande qu’à crier son désarroi et son sentiment d’abandon. C’est apparemment la seule chose que j’arrive à bien faire, te protéger de mes… problèmes.

     

    Parce que pour rien au monde, je ne veux que tu t’inquiètes encore plus pour moi. Depuis que papa est parti, je sais que tu pleures plus que de raison et que tes sources d’inquiétudes sont multiples : Antonin et ses crises d’angoisses, moi et mon diabète si loin de toi, les frais de la maison, ton boulot, les impôts et tout le reste…

     

    Je voudrais tant rester bien au chaud et en sécurité dans tes bras qui me maintiennent à l’écart du reste du monde pendant quelques merveilleux instants. Un bébé de 16 ans… Sauf que ce n’est pas possible. Je le sais mais ce n’est pas pour ça que je me sens mieux.

     

    Tu me tannes pour que je te raconte ma vie au lycée, à l’internat. Et moi, je fuis ton regard, je détourne la conversation pour échapper à ton œil aiguisé. Ce regard qui a noté les quelques kilos que j’ai perdu et mon air si triste. 

     

    Tu sais, si je ne te parle pas de ce qui ce passe là-bas, c’est pas parce que je n’ai pas grand-chose à en dire, comme je veux que tu le crois. C’est justement l’inverse. Tout est amplifié dans ce monde clos et renfermé, ces chambres de 4 garçons dont les taux de testostérone sont en train d’exploser. 

     

    Si aujourd’hui je prends mon courage à deux mains pour t’écrire, c’est… que j’ai enfin réalisé ce que serait ma vie. La compréhension des choses aide à avancer paraît-il… 

     

    Je suis déjà différent des autres avec ma maladie, et ma timidité ne fait rien pour que je me sente à l’aise. Depuis le début, je ne suis qu’une coquille qui flotte sur le courant mouvementé de ma petite vie. Je n’arrive pas à m’intégrer dans leurs groupes. Trop malingre, trop malade, trop bon élève, c’est toujours trop… sauf en sport où je ne suis qu’une petite larve incapable de se muer en un athlète accompli comme mes camarades. Le prof et ses remarques désobligeantes attisent inconsciemment l’humeur des autres élèves à mon égard. Et il ne s’en rend même pas compte ce petit con. Pardon Maman, mais je te jure, celui-là c’est un véritable connard. D’ailleurs j’ai séché les derniers cours. Tu ne devrais pas tarder à recevoir un appel ou un coup de téléphone…. 

     

    Je t’épargne les surnoms dont ils m’ont affublés, j’essaye de ne pas leur accorder d’importance… mais je n’y arrive plus Maman. Les mots glissent jusqu’à mon cœur et trouvent la brèche avant de s’y enfoncer gravant au fer rouge leurs moqueries et leurs brimades. Oh, les surveillants font leur boulot…. lorsqu’ils sont là… c’est-à-dire quasiment jamais. 

     

    Et depuis la reprise des cours, après les vacances de Noël, je ne sais toujours pas pourquoi, tout s’est amplifié : les remarques, les insultes, les coups et moi qui suis une éponge et qui encaisse sans broncher, comme un lâche qui n’ose pas défendre…. sa vie, son droit à exister.

     

    Je ferais n’importe quoi pour être loin d’ici mais cela signifie, être à la maison. Là où je ne pourrais échapper à ta perspicacité. Je ne veux pas devenir le nouveau problème que tu vas devoir supporter avant de lui trouver une solution.

     

    Il n’y a pas de solution à mon problème. Problème ! Depuis ma naissance, je ne suis qu’un problème. Pour toi, pour moi, pour les autres.

     

    Pourquoi, ne suis-je pas normal ? Pourquoi, j’ai l’impression que le sort s’acharne sur mes épaules. Le poids de toute cette merde devient trop lourd à porter pour moi. Je voudrais tellement que tout ça s’arrête…

     

    Je sais que tu sais, après tout, tu es la personne la plus proche de moi. Même si nous n’en avons jamais parlé. Je me suis toujours senti différent sans savoir pourquoi. Tu as essayé de m’aider, parfois de façon maladroite mais je sais que c’est ton inquiétude qui a dictée tes gestes et tes mots.  Que c’est en partie à cause de ça, à cause de moi, que papa est parti.

     

    Est-ce marqué sur mon front ? Ma coupe de cheveux ou bien ma façon de marcher ?

     

    Un moment j’ai cru trouver le bout du tunnel. Les vacances de février. La semaine où je suis resté à l’internat. Tu te souviens de Jonathan ? Je t’en ai déjà parlé… Pendant ces quelques jours, j’ai pu respirer librement. La majorité des autres gars était restée chez eux pour les 2 semaines de vacances.

     

    Jonathan et moi, nous avons travaillé notre projet de fin d’année. Nous avons discuté, et discuté. C’est bien plus facile quand tu n’es pas jugé, jaugé ou le moindre de tes gestes n’est pas épié, surveillé….

     

    Pendant ces quelques jours, Jona et moi… on s’est apprivoisé. Nous avons été nous-mêmes sans crainte du regard des autres… Nous n’avons rien fait de mal, je te rassure… si ce n’est des regards appuyés de connivence, 1 ou 2 caresses discrètes. Ça a été le début d’un petit quelque chose de bien. De tendre.

     

    Tu veux savoir ? J’ai souris pendant une semaine complète. Même mon diabète s’est mis au diapason de mon cœur. Il m’a laissé tranquille ! Tu imagines ça ? Une semaine de répit : Une semaine de bonheur.

     

    Tu me connais, je n’ai pas tiré de plans sur la comète. J’ai vécu cette semaine au jour le jour. Tous les 2, on a évité de parler de la reprise des cours. Tu sais, comme on se cache sous la couette pour éviter de voir le monstre qui dort sous nos lits.

     

    Je ne demandais pas grand-chose. Je voulais juste poursuivre cette semaine… ce rêve…

     

    Sauf qu’un jour on se réveille…

     

    Pendant les 2 semaines qui ont suivies, Jona et moi, on s’est presque ignoré. C’est stupide mais j’ai vécu la trouille au ventre que cette plus qu’amitié naissante ne me fasse encore plus remarquer. Et je pense que Jona a ressenti la même chose que moi car il n’a pas tenté de m’approcher non plus.

     

    Maman, pourquoi un cœur saigne quand le bonheur est à portée de doigt et qu’on ne peut pas l’attraper ? Ou que l’on ne vous laisse pas la possibilité de le saisir ? Ou de le vivre tout simplement ?

     

    Un après-midi, je suis allé au gymnase. Jona est dans l’équipe de hand-ball du lycée. J’ai… j’ai eu besoin de le voir, seul. Besoin de me prouver que je n’ai pas imaginé ces quelques jours où j’ai été moi-même, où nos sentiments ont convergé vers quelque chose de beau, chaud et tendre comme du coton moelleux dans lequel tu as envie de plonger à nouveau. Et puis je voulais le toucher. Vérifier qu’il était bien réel.

     

    J’ai bien fait Maman. Pour une fois, j’ai pris les devants. Bon je n’ai pas été très brillant pour m’exprimer mais Jona a compris mon message. Il m’a embrassé Maman !

     

    Et… oui Maman, je ne voulais pas l’admettre… mais c’est moi ce garçon qui ait répondu au baiser d’un autre garçon. C’était… c’était… c’était bon. Mieux que ça. C’était doux, fort, puissant et ça donnait envie d’en vouloir plus.

     

    Ce baiser, il m’a permis de comprendre enfin ce que j’étais, ce que je voulais, avec qui je désirais être.

     

    Je sais que tu savais, même avant moi…

     

    Je suis gay Maman ! J’aime regarder les autres garçons… Au lycée, j’ai toujours fait bien attention, pour ne pas me trahir, pour ne pas admettre ce que j’étais, ce que je suis.

     

    Je sais que pour toi cela ne change rien. Pour moi, le dire et le reconnaître est un énorme pas en avant. L’acceptation ne m’a pas fait autant de bien que je l’aurais cru pourtant…

     

    Le souci, reste toujours le même. Le regard des autres sur soi.

    Oui. Les autres ! Pourquoi ??

    Parce que ça dérange leur petite vie si tranquille et si bien rangée ?

     

    Avec Jona, on avait décidé de ne pas se faire remarquer pour ne pas alimenter les rumeurs. C’est horrible de devoir cacher qui tu es, ce que tu es, par peur des représailles et de l’incompréhension des autres…. Surtout quand il t’a fallu à toi-même autant de temps pour te comprendre et t’accepter…

     

    Mais au moins je savais que Jona vivait la même chose que moi. Nos regards, lorsque nous nous pensions seuls, me donnait l’envie de l’attraper pour l’embrasser à pleine bouche, mes mains accrochées à lui, à son visage, à sa taille. Pourquoi notre amour doit-il être considéré comme sale, comme une chose dégueulasse à regarder. Il y a quand même bien pire non ?

     

    Jusqu’à vendredi dernier j’ai gardé mes illusions. Je n’ai pas pu m’en empêcher Maman ! Comme pour les pots d’Häagen- Hazs ! Il fallait que je le vois pour me sentir vivre. Alors je suis allé l’observer à son entrainement.

     

    Qu’est-ce qui a merdé ? Mon regard hypnotisé par lui ? Moi fasciné par son corps en plein effort ? Sûrement tout ça à la fois. Mais il était tellement beau Maman ! Mon cœur se gorgeait de sa vision, faisant des provisions pour les jours à venir…. Je ne croyais pas si bien penser…

     

    Ses co-équipiers sont allés l’emmerder à propos du spectateur qui bavait dans les gradins. Je les entendais, leurs insultes fusaient et pleuvaient sur lui puis rebondissaient jusqu’à moi.

     

    J’avais mal pour lui, pour nous. Et j’attendais sa réaction.  Oh oui Maman, j’attendais de le voir les envoyer balader pour reconnaître notre relation, notre couple. Parce que oui, je pensais à nous comme un couple, un couple d’amoureux. Je crois que je me sentais prêt à affronter le monde pour nous.

     

    Je croyais que lui aussi…Jusqu’au moment où il est devenu rouge de colère, de haine et de… honte.

     

    Il les a envoyés balader méchamment et s’est rué vers moi. Je l’ai regardé approcher lui souriant bêtement, croyant le voir accourir pour me prendre dans ces bras…

     

    Oh Maman, si tu savais comme ça fait mal. Le coup de poing qu’il m’a balancé n’est rien face aux insultes odieuses qu’il m’a craché… Je… J’ai craqué Maman, je l’ai imploré de ne pas nous faire ça. J’ai pleuré comme un gamin tétanisé devant son comportement. Des sanglots irrépressibles. Mon cœur en miettes. Devant l’équipe au complet. J’ai vu des flashs mais je n’y ai pas prêté attention tellement j’étais désespéré.

     

    Ses yeux étaient torturés, il ne voulait pas, mais cela ne l’a pas arrêté. J’ai compris qu’il allait rester dans son placard alors qu’il faisait mon coming-out forcé. De rumeur, je suis devenu une cible établie. Il n’a pas pensé aux conséquences. Moi non plus. Pas encore.

     

    Hier, on avait beau être samedi, les photos et posts plus dégeulasses les uns que les autres ont fait le tour des profils facebook et twitter de la majorité des gars du Lycée.

     

    Je ne te raconterai pas cette journée parce que je ne veux pas que tu pleures… car tu vas bien assez pleurer, ma petite Maman chérie…

     

    Je n’ai pas ton courage ni ta volonté. Je ne pourrais pas vivre toute une vie, caché ou moqué, tabassé ou ignoré. Ton amour ne me protégera pas toujours…

     

    La trahison de Jonathan est une bonne chose finalement.

     

    Je ne veux pas oublier les quelques jours merveilleux qu’on a passé à se découvrir mais je sais maintenant que cela n’aurait pas duré.

     

    Je préfère…  je ne sais pas ce que je préfère… mais je veux que toute cette merde s’arrête !

     

    Je ne veux plus les entendre, les voir, ni subir ou courber le dos devant eux. Et puis surtout je ne pourrais pas continuer à le croiser et pleurer ce qui aurait pu être.

     

    J’abandonne Maman, je baisse les bras… tu resteras mon seul regret. J’aurais voulu entendre une dernière fois ta voix me murmurer « Moi aussi je t’aime mon Bébé ». J’aurais voulu sentir une dernière fois ton parfum de vanille, entouré par tes bras aimants. Mais j’ai grandi et aujourd’hui je sais également que cette bulle n’est qu’éphémère.

     

    Les sentiments font mal… Aimer ça fait trop mal Maman. Entre ma maladie et.. çà… j’en ai assez de souffrir, de mourir à petit feu…

     

    Je veux juste entendre… le silence… et… je t’aime ma petite Maman, ne m’en veux pas trop. Dis à Antonin que son grand-frère l’aime très fort…

     

    Je ne pleure plus, je n’ai plus de larmes de toute manière.

     

    Cette lettre, j’ai hésité longtemps à l’écrire avant de…  Mais je devais te dire une dernière fois tout l’amour que je te porte, c’est ton sourire qui m’accompagnera ! Tu n’auras plus à t’inquiéter pour moi. C’est bien mieux ainsi….

     

    Je veux juste m’endormir et ne plus penser, ne plus ressentir, ne plus souffrir…

     

    Je t’aime Maman.

     

     

    Cédrick.

     

     

    ******* 

     

    Domicile familial, le 23 mars 2014

     

    « Allô, Madame M…, je suis le Directeur du lycée xxx, j’ai… j’ai une terrible nouvelle à vous annoncer… »

     

     

     

    Pour tous les Cédrick….

     

                                                                                     


    6 commentaires
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    Après la case : ma 1ère chanson rock écrite rien que pour moi...

    Voici celle de :

     La 1ère fois où mon nom apparaît dans un classement. Et je peux vous assurer que les quelques lignes que j'y  ai lu m'ont toute chamboulée.... (oui, oui, je sais, je suis  un Chamallow ambulant doublé d'un Ourson he, on          ne se refait pas) !! 

    Mais ce moment là, c'est juste :

    Ma check-liste des trucs les plus cools...

    Mais de quoi donc il parle ce classement ??? 
    De Créateurs de monde, de Tisseurs d'Ambiance, de Matchmakers, d'Oursons, de Portraitistes et même d'un Cercle des Poètes pas Disparus. Pour plus de détails... il faut aller faire un tour chez Ven Yam !

    J'entends déjà vos cris :

    Ma check-liste des trucs les plus cools...

    Quoi !!! Elle nous parle encore de Ven ......
    Et bien ouais.... parce que Ven, elle parle beaucoup des autres et pas souvent d'elle-même..... Et qu'en y regardant de plus près, elle aurait sa place dans presque toutes ces catégories elle aussi.

    Alors ma Belle, je n'ai qu'une chose à te dire :

    Longue Vie à Choupette !!!!  Ma check-liste des trucs les plus cools...

    ah non une seconde :  Ma check-liste des trucs les plus cools...

     


    3 commentaires
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    ATTENTION,

    si vous voulez absolument ne rien savoir.... ne lisez pas l'article !

    Pas de spoil, seulement mon ressenti mais qui donne une bonne indication de la fin de ce manga...

     

     

     

    Comme sûrement une bonne majorité d'entre nous, j'ai d'abord regardé la version télévisée : 1ère diffusion en 1988 dans l'émission du Club Dorothée... eh oui cela ne nous rajeunit pas !

    Ah ce dessin animé, quel goût amer il m'a laissé...

    ( d'ailleurs c'est lui qui m'a inspiré Ultimatum ... dont je n'ai toujours pas écrit la suite, cry )

     

    Alors de quoi ça parle Georgie ??

     

    De l'Australie, de Koala, d'amour, de jalousie, de trahison, de rivalités sociales...

    (j'ai l'impression qu'Antha déteint sur moi he )

     

    Un bref résumé tout de même : 

     

    Australie, au xixe siècle.

    Monsieur Baker, un fermier, trouve par une nuit orageuse une femme mourante qui tient un bébé. Contre la volonté de sa femme, il décide d'élever la petite Georgie avec ses fils Abel et Arthur, sans lui révéler le secret de sa naissance (néanmoins, leur oncle Kevin est aussi au courant). Seul le bracelet doré qu'elle porte au poignet témoigne de son origine, mais Georgie ne le sait pas. Elle grandit paisiblement jusqu'au jour où son père adoptif meurt suite à un accident. Madame Baker aura toujours du mal à accepter cette enfant, la tenant notamment responsable de la perte de son mari.

      

    Les années s'écoulent cependant, jusqu'au moment où Georgie rencontrera Laurent Grey (Lowell en VO), petit-fils du gouverneur, dont elle va tomber amoureuse. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que ses deux frères sont aussi amoureux d'elle depuis quelque temps déjà, surtout Abel qui est prêt à tout pour elle ! Devant cette situation, sa mère adoptive la chassera, lui révélant au passage le secret de sa naissance !

         

    Georgie part alors en Angleterre à la recherche de son vrai père, un ancien noble, condamné au bagne à la suite d'un complot fomenté par le duc de Roussac. Elle compte également retrouver Laurent son premier amour, reparti peu de temps avant. Puis à leur tour, séparément, Abel et Arthur se mettent en route pour la retrouver. C'est à cet instant que commence le cauchemar de Georgie, qui durera jusqu'aux retrouvailles avec son père

    (Résumé Wikipédia..... he )

     

    Si je devais choisir lequel des protagonistes je préfère, je dirais sans hésitation aucune :

    Abel,

    l'aîné des Baker, impulsif et impétueux, tourmenté par son amour pour Georgie mais prêt à quitter sa famille pour vivre son amour au grand jour, ne baissant pas les bras malgré le départ de Georgie parti rejoindre Lowell.

     

      

    L'autre frangin, Arthur, reste le plus raisonnable des 2, le plus introverti, celui qui se sacrifie pour tenir la ferme et rester avec leur mère. Son amour pour Georgie met plus de temps à se révéler mais ensuite, il partira à son tour sur les traces de Georgie. Son parcours sera peu banal et son personnage suscitera bien des convoitises, que se soit par une petite fiancée aristo ou le frère de la fiancée....

    Quant à Lowell le pur aristo, fils de gouverneur, le 1er amour de Georgie, il est fade, mou et malléable, même ses sentiments pour Georgie sonnent faux. Donc vous le déduisez, je ne l'apprécie pas du tout celui-là...

    Je ne vous parlerai des autres personnages dont certains sont très sympathiques et d'autres très antipathiques : rien de nouveau sous le soleil....

    Le reste de l'histoire : une intrigue de cour, un trafic de drogue et d'enlèvement qui pimentent cette histoire d'amour avec de beaux moments d'amitiés sincères....

     

    Au final, pourquoi cet article ??

    Eh bien, une amie fan de manga ( merci Christelle !!), m'a gentiment prêté la série en me disant que la fin du manga était différente de la version télévisée.

    Je me suis précipitée pour lire les 5 volumes. Sous-entendez par là que j'avais très hâte de découvrir cette autre fin (avec qui elle allait enfin terminer quoi la Georgie!!) parce que la fin du dessin animé : je la trouve stupide, nulle, sans intérêt, avec l'impression d'avoir perdu mon temps à regarder les 45 épisodes.... Sérieux !

    Dans le manga original, seul la fin du 5ème volume diverge de la version télévisée.

    Donc une fin différente.

    Une fin censée être plus belle, plus romantique, plus...

    EH BIEN NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!

         
    et encore je suis calme !!!

    Nan mais c'est quoi cette fin encore PIRE !! C'est pas possible !! Mais à quoi ils ont pensé en dessinant ça !!

    Je n'en dirais pas plus, sauf que je suis... dans un état encore plus dégoûtée et triste qu'à la fin du dessin animé...

     

    Il sera dit que les héroïnes blondes des mangas ont toutes plus ou moins une fin désatreuse après avoir eu des amours contrariés !!

    * Georgie....

    * Lady Oscar : la pire de toute, sans commentaires.

    * Candy avec qui Georgie possède quelques traits semblables, que se soit dans le coup de crayon ou le caractère : fougeuse, pleine d'humour et de bonne humeur (pourtant Georgie reste une héroïne bien plus forte, loin de la naïveté de Candy). Cette pauvre Candy qui se retrouve toute seule malgré le fait qu'elle finisse par retrouver "le Prince des Collines".....

     

    Alors voilà.... j'aurais su, j'aurais pas lu...

     

     


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